Cité des Dents de Scie, Trappes
Édifiée entre 1930 et 1931
Architectes : Henri et André GUTTON (individuels) ; Eugène GONNOT et Georges ALBENQUE (collectifs), Pers, Ferlié
Maîtrise d’ouvrage : OPHBM de la Seine-et-Oise
40 logements individuels, 87 logements collectifs
Protections patrimoniales
POLITIQUE D’URBANISME ET DU PATRIMOINE
- Inscrite au PLU en tant que patrimoine remarquable
VALORISATION ET ANIMATION DU PATRIMOINE
- 1992 : Inscription au titre des Monuments historiques
- 2005 : Label Patrimoine XXe siècle
Archives, histoire, patrimoine
- Service Archives et documentation, Ville de Stains : memoire.trappes@mairie-trappes.fr
- Musée de la Ville de Saint-Quentin-en-Yvelines : https://museedelaville.sqy.fr/
Bailleurs sociaux
- Les Résidences Yvelines-Essonne : 09.69.37.03.70
Histoire
À Trappes, la cité des Dents de Scie est construite entre 1930 et 1931, par l’OPHBM de la Seine-et-Oise pour laquelle la Compagnie des Chemins de Fer de l’État sera le principal réservataire. L’architecture est confiée à Henry et André Gutton, père et fils, qui livrent un ensemble original de 40 pavillons mitoyens, implantés à 45° sur une partie de l’avenue Marceau. Cette disposition en dents de scie, inspirée des Zick-zackhausen d’Ernst May à Francfort, vise à améliorer l’ensoleillement, la ventilation et l’intimité de chaque logement. Ce projet marque l’aboutissement d’une réflexion très moderne sur le logement ouvrier.
Deux ensembles collectifs viennent compléter la cité : sur l’avenue Gabriel-Péri, un ensemble de trois immeubles de quatre étages avec commerces en rez-de-chaussée (65 logements), et deux immeubles en brique (22 logements) sur l’avenue Marceau, conçus dans la continuité des pavillons. Ces réalisations, signées de des architectes Gonnot, Albenque, Pers et Ferlié, participent à la richesse et à la variété architecturale du quartier.
La Seconde Guerre mondiale cause d’importants dégâts à la cité : trois pavillons et une partie des immeubles sur l’avenue Gabriel-Péri sont détruits lors des bombardements, puis reconstruits. Malgré cela, la cité conserve l’essentiel de son identité. Son organisation originale, ses matériaux (brique, enduit clair) et la qualité de son urbanisme en font un modèle rare de cité cheminote.
À partir des années 1980, le bailleur social envisage de raser l’ensemble architectural des Dents de scie en raison de leur désuétude. La mobilisation des habitants, de la mairie et de l’Écomusée de Saint-Quentin-en-Yvelines aboutit en 1992 à l’inscription de l’ensemble au titre des Monuments historiques. Cette reconnaissance souligne et valorise l’innovation sociale et architecturale du lieu. En 2005, la Cité des Dents de scie a aussi été labellisée Patrimoine du XXème siècle par le ministère de la Culture (aujourd’hui Architecture contemporaine remarquable), elle reste un repère à Trappes.
Valorisations et animations
Sur place, vous pourrez trouver : une table d’orientation et un cartel présentant la cité-jardin.
Une vidéo a également été réalisée dans le cadre du label Pays d’art et d’histoire.